Informations pratiques
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Découvrir cette église
L’église romane de Jalogny « remplace une église construite par les moines de Cluny, qui, en 969, était sous l’invocation de Saint-Hilaire. En 1117, c’était une obédience de Cluny », écrit Jean Virey. Elle est aujourd’hui placée sous le vocable de Saint Valentin. L’église a été inscrite à l’Inventaire des Monuments Historiques en 1929.
La nef
La nef unique romane du XIIe siècle est plafonnée et éclairée latéralement par deux fenêtres en plein cintre, haut placées et, à l’avant de la nef, par deux grandes baies.
En entrant à droite, la vasque du bénitier et, à gauche, les fonts baptismaux du XVIIIe siècle en calcaire rose et côtelés : remarquer le tuyau (un peu inesthétique il est vrai) qui rappelle que l’eau du baptême ne doit pas être jetée et doit aller rejoindre les fondations de l’église. À gauche, avant le chœur, l’autel de St Joseph.
La statue de St Joseph est encadrée à droite par la statue de St Nicolas en évêque sauvant les 3 enfants à ses pieds, à gauche par celle de St Valentin, prêtre qui redonna la vue à la fille de son geôlier et fut ensuite décapité sur l’ordre de l’empereur Claude II le 14 février 269 : une légende en fit plus tard la fête des amoureux.
Sur cet autel, un retable sculpté représente le Christ en croix entouré de nombreux personnages dont la Vierge, St Jean, Marie-Madeleine, des soldats romains et des femmes éplorées. Remarquer au-dessus de la croix, la colombe du Saint-Esprit et la main de Dieu le Père.
À droite, l’autel de la Vierge supporte une statue de la Vierge à l’Enfant écrasant le serpent qui tient la pomme de la tentation dans sa gueule.
Dans la nef la chaire à prêcher ainsi que les statues du Curé d’Ars, saint patron des prêtres, de Thérèse de Lisieux, sainte patronne des Missions, de St Antoine de Padoue et de Ste Jeanne d’Arc (canonisée en 1920), 14 bas-reliefs polychromes illustrent les stations du Chemin de Croix.
Sur l’arc triomphal la peinture murale représente le Christ bénissant et montrant son cœur. Il est dans une mandorle ceinte par un phylactère portant la phrase : « Voilà ce cœur qui a tant aimé les hommes et en reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes » (allusion à l’apparition du Sacré-Coeur de Jésus à Marguerite-Marie à Paray-le-Monial en 1675).
Le choeur
L’arc triomphal en plein cintre brisé donne accès au chœur long de deux travées et éclairé par trois lancettes inégales et un vitrail à gauche.
Ce chœur gothique du XIIIe siècle à chevet plat est voûté d’ogives reposant, aux quatre angles de la travée du chevet, sur des consoles sculptées de feuillages ou de masques humains évoquant le style de Notre-Dame de Cluny. Sur le côté se trouve la porte qui permet d’accéder au clocher.
À droite un retable avec tabernacle en bois sculpté et doré. Il est orné de quatre anges aux ailes déployées portant les instruments de la Passion, ils encadrent le Christ en croix.
Un grand tableau représente la Charité de Saint-Martin (don de la moitié de son manteau de soldat romain à un pauvre devant les murailles d’Amiens). Le plafond et l’arc triomphal sont ornés de peintures murales.
Extérieur
Le portail en plein cintre, sans tympan, profondément implanté dans la façade occidentale est encadré par deux arcades latérales aveugles.
Une triple arcature surplombe ce portail et rappellent des arcatures lombardes habituellement moins profondes. Des contreforts plats délimitent la nef en trois travées. À la troisième travée, des fenêtres en arc brisé se substituent aux petites baies primitives de la partie romane. La toiture du chœur est couverte de laves, celles de la nef, de tuiles creuses.
Construit à côté du chœur, le clocher du XIIIe siècle est composé de deux étages au-dessus d’un soubassement nu percé d’étroites meurtrières.
L’étage inférieur, sans doute la construction primitive, comporte sur chaque face, sauf au sud, deux baies jumelles avec des colonnettes rondes à chapiteaux de feuillages dénotant le XIIIe siècle.
L’étage supérieur, surélevé au XIXe, n’a qu’une fenêtre en plein cintre par face ; il est coiffé d’une petite pyramide à quatre pans. À l’est une porte permet l’accès par l’extérieur. La cloche de bronze a été fondue en 1900, à partir de l’ancienne, fêlée, datant de 1688.
À proximité
Le mur qui longe le petit parc au long de l’église est celui de l’ancien cimetière, fermé en 1905. Église romane Saint-Jean-Baptiste à Vaux, hameau à quelques kilomètres de Jalogny.
« … La charité prend patience ; la charité est serviable ; elle n’est pas envieuse ; la charité ne fanfaronne pas, elle ne se gonfle pas ; elle ne fait rien d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne tient pas compte du mal ; elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle met sa joie dans la vérité… »
Hymne à la Charité, 1ère Lettre de Saint Paul aux Corinthiens 13,1-8.
L’église Saint-Valentin de Jalogny est rattachée à la Paroisse de Cluny-Saint-Benoît qui compte 17 villages autour de Cluny, soit environ 9000 habitants.
Pastorale du Tourisme et des Loisirs
- Diocèse d’Autun, Chalon et Mâcon
- www.pastourisme71.com
- Edition : juin 2015