Informations pratiques
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Découvrir cette église
L’église, en grande partie romane, date de la première moitié du XIIe siècle. Elle est orientée c’est à dire que le portail est situé à l’ouest et le chœur tourné vers l’est, l’orient d’où vient la lumière, symbole de la Résurrection du Christ. Elle est dédiée à saint Genès.
Intérieur
La nef voûtée au XVIIe siècle est aujourd’hui plafonnée et comporte deux travées. Le chœur est séparé de la nef par la grille de communion. Il se compose d’une courte travée voûtée en berceau brisé et d’une abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four. L’abside est éclairée par trois fenêtres en plein cintre, étroites, ébrasées des deux côtés. En entrant par la porte latérale sud on trouve à droite un petit bénitier métallique enchâssé dans le mur.
Statuaire, Mobilier et Peintures
Plusieurs statues ornent cette petite église : sur le mur latéral gauche une Pietà (Vierge recevant son fils Jésus à la descente de la croix) en bois polychrome du XVIe siècle, sur une console, inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1980 : « Le Christ, petit, écrasé sur les genoux presque croisés de Sa Mère, le bras droit abandonné traînant ; la Mère, mains jointes dans un geste d’effroi, visage fort et anguleux » Raymond Oursel.
À gauche de l’entrée du chœur la statue de saint Genès, saint patron de l’église. Il est habillé en comédien saltimbanque avec des vêtements colorés et des cabochons de verre multicolores, il tient à la main une sorte de viole.
Au IVe siècle, Genès jouait la pantomime en tournant en dérision le rôle d’un païen recevant le baptême. Un jour il se prit au jeu, reçut la grâce et se déclara chrétien à la fin de la représentation. Refusant de renier sa foi nouvelle, il fut martyrisé et décapité.
Les autres statues : saint Antoine de Padoue, sainte Philomène avec l’ancre symbole de l’espérance, saint Joseph portant le petit Enfant-Jésus et le lys qui permet de l’identifier, sainte Thérèse-de-l’Enfant-Jésus. À l’entrée du chœur, Notre-Dame de Lourdes (apparitions en 1858) face au Sacré-Coeur (apparition à Paray-le-Monial en 1647). Sous la statue de saint Antoine ermite accompagné du cochon qui permet son identification, un certificat de l’Archiconfrérie de la Garde d’Honneur délivré par le monastère de la Visitation de Bourg dans l’Ain. Cette Garde d’Honneur fut créée par sœur Marie-du-Sacré-Coeur en 1863 à Bourg, département de l’Ain.
Sur l’arc triomphal : Christ en croix en bois polychrome.
Dans le chœur le Maître-autel, galbé en bois peint souligné par un filet, d’époque Restauration (?), avec tabernacle et dais, est à deux gradins. Le tabernacle, à trois pans, de type baroque tardif, peint et doré, est délimité par des colonnettes torses qui encadrent deux niches à coquilles, aujourd’hui vides de statuettes. Le dais ajouré est constitué par quatre colonnettes torses et dominé par un cul-de-four orné par trois têtes d’angelots issants de nuées. La partie supérieure est bordée par une dentelure tréflée sommée d’un Christ en croix. Le dais protège un crucifix en métal doré sur pied bagué, aux bras fleurdelisés à leur intersection et leurs extrémités.
Au fond de la nef un tableau représentant les Pèlerins d’Emmaüs, copie du XIXe siècle, par Mlle Frichot, d’après un tableau du Titien peint vers 1533-1534. Ce tableau fut offert en 1859 par l’Empereur Napoléon III (1852-1870), sous le Second Empire.
Extérieur
La porte occidentale est surmontée d’un arc de décharge en plein cintre encadrant un tympan nu ; le linteau est supporté par des corbeaux. Le clocher élevé au-dessus de la travée de chœur est percé, sur chaque face, d’une baie en plein cintre.
À l’abside, une corniche à modillons simples, supporte la toiture de laves ; d’épais contreforts latéraux épaulent la nef.
Une croix est gravée à l’angle du mur extérieur sud de l’église ; des croix plus petites sont gravées sur l’un des jambages de la porte principale.
À proximité
Dans le cimetière qui entoure l’église, croix de cimetière (1786). De l’autre côté de l’allée, pierre tombale de l’abbé Budin, avec un ciboire et un missel, insignes de sa fonction.
On lit l’inscription, en lettres détourées : « Cy-gît Blaise Antoine Budin Ancien curé de Curtil-sous-Buffières décédé le 20 mai 1880 dans sa 79e année ».
À environ 50 mètres, au bord de la route, la maison avec une tour était un ancien prieuré de moines espagnols qui offraient l’hospitalité aux pèlerins pour une durée maximum de trois jours. Au-dessus du portail figure la mention gravée dans la pierre : HUESPEDES Y PECES ALLOS TRES DIAS HYEDES (Les hôtes comme les poissons au bout de trois jours sentent mauvais). La date de 1624 est gravée au-dessus de la porte.
« Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route, et qu’il nous faisait comprendre les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent: « C’est vrai ! Le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment ils l’avaient reconnu quand il avait rompu le pain » Luc 24, 30-35.
L’église Saint-Genès de Curtil-sous-Buffières est rattachée à la Paroisse de Cluny-Saint Benoît, qui compte 17 villages autour de Cluny, soit environ 9000 habitants.
Pastorale du Tourisme et des Loisirs
- Diocèse d’Autun, Chalon et Mâcon
- www.pastourisme71.com
- Edition : juin 2015