Informations pratiques
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Découvrir ce lieu
Vitry ne prend le nom de Vitry-les-Cluny qu’en 1933 par décret. La commune est divisée en deux agglomérations, le Bourg et Bezornay, reliées entre elles par une route.
L’église Saint-Blaise se trouve dans le bourg, à 10 km de Cluny. Elle a été édifiée au XIIIème siècle. En 1746, les religieux de Cluny, coseigneurs de la paroisse, ont leur banc dans le chœur. Mais l’église est vendue à la Révolution, puis rattachée à Massy sous le Concordat. Elle est partiellement reconstruite au XIXème : la nef a été agrandie en 1858, les voûtes et le clocher ont été rebâtis. Une construction en avant de la nef a été réalisée, une demi-travée formant vestibule supporte le nouveau clocher. L’église a été restaurée en 1988, grâce à la Mairie et à une souscription des fidèles.
Intérieur
L’église présente une simple nef rectangulaire sans collatéraux, un chœur d’une travée et une abside semi-circulaire. La première travée de la nef, sous clocher, est couverte d’un large berceau surbaissé. Les trois suivantes, ainsi que la travée du chœur, sont voûtées d’un berceau en cintre aigu, articulé par des arcs doubleaux. Un cul-de-four brisé couvre l’abside.
Saint Blaise, patron de l’église, fut évêque de Sébaste, en Arménie, et subit le martyre, en 316, sous l’empereur Licinius. Sa vie nous est relatée sur la fresque du chœur de la Chapelle-aux-Moines de Berzé-la-Ville, près de Cluny (miracle du porcelet, emprisonnement et décapitation). En effet, Blaise était médecin et vétérinaire, il fut remarqué par le gouverneur de Cappadoce qui entretenait des animaux sauvages pour les jeux du cirque. Un litige entre eux le fit arrêter et décapiter. Thaumaturge (saint « guérisseur »), il est invoqué contre les maux de gorge, car il aurait guéri un enfant étouffant à cause d’une arête de poisson. Il est le patron des animaux, des cardeurs, des tailleurs et des tisserands. On le reconnaît aux deux cierges en croix qu’il tient en main. On sait que lors de la 2ème expédition de la 1ère Croisade, Godefroi de Bouillon fut secondé par les Arméniens. Le fresquiste de la Chapelle-aux-Moines, arménien sans doute revenu avec les Croisés, représente les saints de son pays.
Au Musée Denon à Chalon, on trouve deux panneaux de bois du début du XVIème siècle, d’un primitif français, consacrés au martyre de Saint Blaise. Ils sont originaires de l’église de Demigny, où une confrérie de Saint Blaise avait été érigée en 1477 et une chapelle fondée.
A remarquer
L’église abrite, dans le chœur, un magnifique retable baroque du XVIIIème siècle en bois doré, classé aux Monuments Historiques en 1980. Il est posé sur le maître-autel gris orné de l’Agneau. En 2005, le premier prix du concours départemental du patrimoine pour la « restauration d’œuvres et d’objets d’art » a été décerné à Vitry pour sa rénovation en 2001. Ce retable est de forme triangulaire, il est surmonté d’une tiare avec un dais, soutenu par deux anges cariatides aux robes soufflées, autour d’un soleil rayonnant. L’étage principal est orné de quatre statuettes polychromes placées dans des niches à fond d’azur : à gauche, un Christ de Pitié ; à droite, Marie-Madeleine avec un vase d’onguent ; chacune est encadrée par les saints patrons primitifs Saint Eloi et Saint Blaise, en saints évêques. Des putti et des colonnes torsadées décorent le pourtour du tabernacle, qui contient le Saint-Sacrement. Ses portes sont ornées des instruments de la Passion. La base est une frise de rinceaux ornant un autre tabernacle décoré de l’Arbre de Vie. Ce retable fait penser à celui de l’église Saint-Eusèbe à Saint-Huruge, datant du XVIIème siècle.
Les vitraux modernes du chœur, par leur forme géométrique de soleils rayonnants aux couleurs vives (rouge, jaune, bleu) s’harmonisent avec le motif solaire central du retable. La nef est simplement ornée d’un Chemin de croix et d’une statue d’un saint évêque face à la Vierge à l’Enfant.
Extérieur
L’extérieur a été crépi de couleur ocre. L’église est entourée de son cimetière.
A proximité
Le joli hameau de Bezornay, juché sur une crête, fut au Moyen Age une dépendance de Cluny. Le prieuré de Bezornay est aujourd’hui une propriété privée, qui a été restaurée en 2010. Il ne reste que des vestiges du mur d’enceinte, une tour porche romane, un ancien logis médiéval et des traces de pont-levis. C’était autrefois un prieuré-château clunisien, fortifié par l’abbé Yves II, à la fin du XIIIème siècle. Il prit en 1321 le nom de « castrum ». Il avait, en effet, un triple rôle : de défense, de résidence et d’approvisionnement de l’abbaye. Il gérait les domaines de la vallée de la Gande. Il reste aussi, au milieu de l’enclos, la chapelle Sainte Agathe, dont la curieuse abside est en forme de cône renversé.
« Là se trouvait un homme malade depuis trente huit ans. Jésus, l’ayant vu couché, et sachant qu’il était déjà malade depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri ? Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. Lève-toi, dit Jésus, prends ton lit et marche… » Jean 5, 5-8.
Pastorale du Tourisme et des Loisirs
- Diocèse d’Autun, Chalon et Mâcon
- www.pastourisme71.com
- Edition : juin 2016