Informations pratiques
Email : paroisse-cluny@orange.fr
Découvrir cette église
La Vineuse occupe une position privilégiée sur la crête d’un plateau, à 412 m, qui offre une vue panoramique aux alentours. Le bourg a porté des noms successifs au cours des siècles : Fenestracum, nom d’un camp romain, Villa Vinosa, Sainte Marie des Vignes et La Vineuse, à cause de la culture de la vigne. On a retrouvé sur ce site des milliers de pièces gallo-romaines (dont une partie se trouve au Cabinet des Médailles de la Bibliothèque Nationale, à Paris). L’église de la Vineuse « Ecclesie Vinose » est citée au XIème siècle.
De l’ancienne église romane de la Vineuse, il ne subsiste que le chœur, la croisée et le très beau clocher à trois étages.
Intérieur
On observe trois périodes de construction :
1/ Le chœur, du XIème siècle, d’époque romane, est la partie la plus ancienne, avec son abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four, éclairée par deux fenêtres modernes.
2/ La chapelle sud gothique du seigneur de Murzeau de Chemilly date du XVème siècle. Elle est voûtée d’ogives à moulures prismatiques et éclairée par une baie à remplage flamboyant, en partie murée. La chapelle nord, moderne, a été construite sur le modèle de la première.
3/ La nef, a été refaite en 1878, en s’inspirant du style roman. Elle comporte quatre travées à collatéraux, elle est voûtée de compartiments d’arêtes séparés par des doubleaux. Sa décoration n’a pas été achevée ; quatre chapiteaux seulement ont été sculptés, au-dessus des colonnes cylindriques qui séparent la nef des bas-côtés.
La croisée est voûtée en berceau brisé. Sur elle débouche, par de grandes arcades en plein cintre, l’abside romane.
À remarquer
Le maître-autel de la fin du XVIIIème dans le chœur, en bois peint et doré, orné de putti aux angles, proviendrait, selon l’annuaire de Saône-et-Loire de 1869, de l’ancienne chapelle de Bourbon de Cluny : l’autel est de forme galbée ; deux gradins ornés de guirlandes de rosaces accompagnent le tabernacle à dais supporté par deux colonnes torses, couronné du triangle trinitaire irradié et surmonté d’une croix. La paroi de fond du dais est ornée d’un pélican ; la porte du tabernacle est sculptée de l’Agneau. Le pélican est le symbole du Christ qui se sacrifie pour la Rédemption des pécheurs.
« (Cet) autel du XVIIIème siècle a fait l’objet de sondages mettant à jour une peinture faux marbre gris clair, rechampi d’or et un cartouche ovale bleu foncé, sur lequel est tracé, en lettres d’or, le monogramme du Christ IHS ; sa restauration devra être envisagée… »
L’autel face au peuple a été réalisé à partir des panneaux de l’ancienne chaire et peint.
Sous l’arc triomphal fut mis à jour l’encrage d’une poutre de gloire (qui) n’a pas été rétablie lors de la restauration, mais il serait souhaitable qu’elle le soit. » J.D. Salvèque. La poutre de gloire sépare la nef du transept, elle est placée transversalement entre les sommiers de l’arc triomphal. Elle est souvent ornée d’un crucifix, car elle rappelle la mort du Christ au Golgotha et la gloire du Ressuscité.
La chapelle sud seigneuriale du XVème siècle gothique conserve trois consoles sculptées représentant des acrobates dans des positions variées : jambes croisées et bras cariatides/ pieds aux épaules et mains croisées/ jambes et bras mêlés. L’acrobate est le symbole de la conversion, du retournement, dans l’art roman. Dans le lobe du remplage droit de sa baie flamboyante, on aperçoit un masque humain en grisaille, fragment du vitrail ancien. Les fonts baptismaux viendraient de l’église Saint-Louis de Lyon.
Les vitraux du chœur datent de la fin du XIXème : à gauche, Apparition du Sacré-Cœur à Marguerite-Marie ; à droite, l’Assomption de la Vierge.
Un fragment de dalle tombale, au haut de la nef, côté nord, en réemploi dans le dallage : la pierre d’époque gothique est gravée d’une croix à branches égales potencées et fleurdelisées, dans le cœur de laquelle est inscrit un calice très plat.
Une plaque a été apposée au fond de la nef pour les travaux de restauration de 1984 (maître d’œuvre, J.D. Salvèque ; maire, J.J. Gueugnon ; noms d’artisans).
Extérieur
Le clocher de plan rectangulaire, haut de trois étages, date du XIème siècle. Il a été inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques en 1927. Il possède un soubassement aveugle encadré de bandes et arcatures lombardes.
L’étage intermédiaire est creusé de deux baies en plein cintre doublées par face. L’étage du beffroi à triplet en plein cintre est surmonté d’une arcature à trois formes et coiffé d’une pyramide de pierre.
À proximité
Ancienne grange à dîme, en face de l’église.
« Nous voyons Jésus couronné de gloire et d’honneur à cause de sa Passion et de sa mort. Si donc il a fait l’expérience de la mort, c’est, par grâce de Dieu, pour le salut de tous. » Epître aux Hébreux 2, 9.
L’église de l’Assomption de la Sainte-Vierge de La Vineuse est rattachée à la Paroisse de Cluny-Saint-Benoît qui compte 17 villages autour de Cluny, soit environ 9000 habitants.
Pastorale du Tourisme et des Loisirs
- Diocèse d’Autun, Chalon et Mâcon
- www.pastourisme71.com
- Edition : 2017